Deux grossesses, deux accouchements et deux post-partum différents.

RÉcit de maternitÉ | VANESSA

ARTICLE n°6

La maternité est unique. Chaque grossesse, accouchement et post-partum peut être différent. Quel plaisir d’entendre et de vous partager le récit de maternité de Vanessa qui nous évoque son stress, son instinct maternel et son amour décuplé pour ses deux enfants. 

 

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“Je n’ai pas aimé être enceinte”

Mes deux maternités sont différentes mais toutes les deux bien imprégnées de stress et d’angoisse… donc c’était le côté négatif de la maternité mais qui est lié à mon tempérament.  

Pour ma première grossesse j’ai voulu faire comme si je n’étais pas enceinte dans le côté professionnel, donc résultat à 6 mois j’étais arrêtée. Je me rappelle que la gynéco m’a dit “on va vous arrêter maintenant” et que j’ai répondu “mais ce n’était pas possible”. Mais cet arrêt là je me rappelle d’une belle période justement. Ce temps qui m’a été imposé jusqu’à la fin de ma grossesse, je l’ai adoré : enfin être à son rythme. 

La maternité ce n’est pas un super souvenir, aucune des deux. Je n’ai pas aimé être enceinte car j’avais des problèmes de circulation sanguine… et je n’étais pas bien dans mon corps. C’était probablement lié à la vie que je menais à ce moment-là avec le travail…. Et aussi n’y avait pas beaucoup de vêtement pour la femme enceinte donc il y avait aussi ce côté là où je ne me sentais pas bien, pas confortable et qui permettent d’assumer physiquement ce ventre rond. 

 

 

Deux accouchements différents également.

Le premier accouchement je voulais absolument la péridurale. C’était long, avec des contractions assez difficiles à gérer. Je suis arrivée épuisée au moment de la délivrance et j’ai eu du mal à  faire ce qu’il fallait pour accoucher. Je n’en ai pas un souvenir très net d’ailleurs. Mon mari m’a raconté des choses dont je ne me souviens pas…

Pour mon deuxième accouchement j’ai perdu les eaux le matin, on a pris le temps puis on a passé toute la journée à la maternité et rien ne s’est passé. Puis en fin de journée j’ai dit à mon mari d’aller s’occuper de notre fille mais finalement c’est à ce moment que j’ai commencé à avoir de grosses contractions. La sage-femme a examiné mon col et m’a dit qu’il fallait aller en salle de naissance,  je n’avais pas de péridurale mais je la voulais… L’anesthésiste l’a faite tardivement et il n’a pas trop dosé et je le remercie car j’ai senti l’accouchement et c’est vrai que c’est autre chose. On sent le travail qu’on doit faire et on sent le bébé qui passe. C’est un très beau souvenir. 

Après j’étais en joie d’avoir mon bébé sur mon ventre. On bascule dans un autre monde. Même si l’instinct maternel n’est pas là de suite. 

 

Un instinct maternel qui n’est pas immédiat.

L’instinct maternel pour moi c’est aimer d’emblée l’enfant qu’on met au monde et pour moi ça n’a pas été immédiat. Il se construit mais il vient très vite quand même. L’amour se décuple, mais il ne se divise pas. Tu as autant d’amour pour le premier que pour le deuxième.

J’ai allaité mes deux enfants, c’est des moments magiques que j’ai beaucoup aimé. C’est la communion de cet être que tu as dans ton ventre et que tu nourris. J’ai allaité ma fille 1 mois et demi car je n’avais pas trop de lait et une grosse fatigue… Et mon fils, je l’ai allaité aussi jusqu’à la reprise de mon travail à ces 6 mois et j’étais triste de devoir arrêter.

 

Un premier post-partum difficile et un second parfait.


J’ai eu un premier post-partum très difficile avec un petit être que j’adorais mais j’avais toujours peur de faire mal, peur de pas savoir m’en occuper. J’ai besoin de beaucoup de sommeil et ma fille ne dormait pas, donc c’était compliqué. On mise tout sur l’enfant, et on s’oublie un peu et au bout de quelques années je l’ai payé. Il faut trouver un équilibre. Je me suis sentie très seule et je n’ai pas exprimé ce mal être en voulant faire front. D’un point de vue médical je ne me suis pas du tout sentie entourée et du côté familial trop d’informations, trop de partages d’expériences qu’on ne souhaite pas et qui font se sentir encore plus mal. Une bonne détresse effectivement. Je ne laissais pas trop la place au papa non plus. 

Le deuxième post-partum était parfait mais ma fille était très jalouse (4 ans et demi). Elle était très fusionnelle avec moi et mon fils est né la veille de son anniversaire… ça été très dur pour elle. Mon fils dormait tout le temps, il se réveillait que pour manger donc rien à voir avec ma fille.  Cependant il a eu un grave problème de santé à ces 6 mois donc c’est après qu’il a eu des soucis. Il fallait faire front pendant un certain temps… 

 

 

 

Si tu devais dire quelque chose à la Vanessa d’il y a 25 ans, que serait-il ? 

Ça va bien se passer. Des milliers de femmes l’ont fait avant. On a la chance aujourd’hui d’être suivi médicalement.  Lâche-prise et laisse faire les choses. 
 

Si tu dois me résumer ton récit de maternité en 2 mots, que me dirais-tu ? 

Beaucoup de bonheur (bon OK ça fait 3 mots…).

 

 

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